The White Darkness
16,50
22 mars 2021

Tout part d'un échec, celui de l'expédition Nimrod, menée par Ernest Shackleton, qui avait pour but d'atteindre le Pôle Sud en 1907. Cette aventure humaine incroyable fut le déclencheur d'une quête surhumaine menée par Henry Worsley au début du XXIe siècle.
Ce britannique, militaire de carrière, au destin tragique, ne souhaitait qu'une chose, rendre hommage au courage de Shackleton et réussir en son nom cette mission en Antarctique.
Henry, marié, deux enfants, descendant d'un des membres de l'équipage de l'Endurance, veut rendre justice à Shackleton qui ne réussit malheureusement pas ses missions et se fit voler la vedette par Amundsen et Scott.
Accompagné de deux amis, Worsley se lance et atteint son but.
Quelques années plus tard, il décide de repartir mais cette fois, seul et sans assistance et surtout pour un projet autrement plus périlleux, la traversée du continent blanc. Une tentative qui cette fois ne sera pas couronnée de succès.
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David Grann, novelliste, journaliste au New Yorker et auteur de "La note américaine" (sur les Indiens Osage, spoliés des ressources de leurs terres par le gouvernement américain) et de "La cité perdue de Z" (sur Percy Fawcett, disparu en Amazonie dans sa quête de la cité perdue), nous entraîne dans les traces de Henry Worsley, dans ses obsessions et dans ses missions. Un texte plein d'empathie, de tension, et d'admiration aussi. Il nous emmène avec lui dans sa tente, dans ses épreuves, ses victoires et ses désillusions.
On ressort de cette lecture, secoué et surtout nous aussi admiratif de cette quête obsessionnelle, et peiné qu'elle se soit achevée sur un échec.
Un très beau texte sur un homme de valeurs, plein de volonté et d'abnégation qui sut prendre la plus dure des décisions mais trop tard.
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Merci aux éditions du Sous-Sol pour leur travail et pour nous faire découvrir encore et toujours de merveilleux récits.

Conseillé par Marie

Jolies filles
19,90
22 mars 2021

"Il était 3 heures du matin. La canicule durait depuis plusieurs jours, et la puanteur du cadavre empestait toute la voiture. Malgré la climatisation poussée à fond, impossible d'y échapper. Elle se décomposait à toute vitesse.
Déjà deux heures qu'il l'avait chargée dans le coffre, gesticulant dans l'obscurité pour chasser les mouches. Il devait avoir l'air malin, à faire de grands moulinets dans les airs... Si elle était encore en vie, peut-être que ça l'aurait fait rire, elle aussi.
C'était risqué, mais il aimait ces excursions nocturnes, à conduire le long de l'autoroute déserte jusqu'à gagner les banlieues résidentielles de Londres. [...]
Il obliqua sur le parking [...]. Il ralentit devant une rangée de bennes à ordures près de l'entrée de l'imprimerie [...]
Elle avait été si belle, même à la fin, quelques heures plus tôt, alors qu'elle suppliait, en larmes, les cheveux gras, les vêtements souillés. Maintenant, elle n'était plus qu'une chose inerte. Son corps n'avait plus d'utilité à personne, ni à lui ni à elle-même".
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Initialement prévu en mai 2020, lu par mes soins pendant le 1er confinement, voici enfin le 4e tome des aventures de l'inspectrice Erika Foster, et probablement le meilleur selon moi.
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Je vous avais déjà parlé en mars et juin 2019 des romans de Robert Bryndza.
Cette fois, Erika enquête sur une série de meurtres commis à l'encontre de jeunes femmes, contactées sur Facebook puis enlevées, séquestrées, torturées par un meurtrier pervers, froid, une âme malade.
Une enquête menée tambour battant, des personnages qui gagnent en sympathie et en épaisseur (le 2e et 3e tome tournaient un peu en rond de ce point de vue là) et un vilain comme on les aime.
Un auteur à découvrir absolument!!
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Conseillé par Marie