Femme à la mobylette
EAN13 : 9782081378681
ISBN :978-2-08-137868-1
Éditeur :Flammarion
Date Parution :
Collection :Littérature française
Nombre de pages :228
Dimensions : 21 x 14 x 1 cm
Poids : 250 g

Femme à la mobylette

De

Vendu par Librairie Clareton des Sources (Béziers 34500)

19.00€

Logo plateforme

Ce livre est en stock chez 95 confrères du réseau leslibraires.fr,
Cliquez ici pour le commander

Abandonnée par tous avec ses trois enfants , Reine n'arrive plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n'est plus qu'une décharge. Son horizon paraît se boucher chaque jour davantage, alors qu'elle porte en elle tant de richesses. Seul un miracle pourrait la sauver... Et il se présente sous la forme d'une mobylette bleue. Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu'elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ?

Jean-Luc Seigle (Auteur) a également contribué aux livres...

Excusez-moi pour la poussière

Excusez-moi pour la poussière

Jean-Luc Seigle

Flammarion

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 10,00 €
Image manquante

La nuit dépeuplée, roman

Jean-Luc Seigle

Plon

Indisponible sur notre site
En savoir plus sur Jean-Luc Seigle

Vidéo

Julien de la librairie Dialogues nous propose ses coups de cœur de la rentrée littéraire de septembre : "Nos richesses" de Kaouther Adimi (Seuil), "Underground Railroad" de Colson Whitehead (Albin Michel) et "Femme à la mobylette" de Jean-Luc Seigle (Flammarion).
Réalisation : Ronan Loup.
Questions posées par : Élise Le Fourn.

Dossier relatif au livre "Femme à la mobylette"

Rentrée littéraire française 2017RSS Icon

Les rameaux noirs

Les rameaux noirs

Simon Liberati

Stock

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 19,50 €
Une fille dans la jungle

Une fille dans la jungle

Delphine Coulin

Grasset

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 18,00 €
Vous connaissez peut-être

Vous connaissez peut-être

Joann Sfar

Albin Michel

En stock, expédié aujourd'hui 18,50 €
Le déjeuner des barricades

Le déjeuner des barricades

Pauline Dreyfus

Grasset

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 19,00 €
Gabriële

Gabriële

Anne Berest, Claire Berest

Stock

En stock, expédié aujourd'hui 21,50 €
Mercy, Mary, Patty

Mercy, Mary, Patty

Lola Lafon

Actes Sud

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 19,80 €
Légende d'un dormeur éveillé

Légende d'un dormeur éveillé

Gaëlle Nohant

Héloïse D'Ormesson

En stock, expédié aujourd'hui 23,00 €

Le dossier complet

2 Commentaires 4 étoiles

Identifiez-vous pour écrire un commentaire.

Commentaires des libraires

5 étoiles

Par .

Quel magnifique portrait de femme !
Une femme simple dans une situation pas simple.
Son mari l’a quittée, elle élève seule ses trois enfants, elle ne trouve pas de travail.
Combien de femmes dans son cas ?
Ce livre est une superbe manière de leur rendre hommage.
Et il est tellement bien écrit. Sans misérabilisme, mais avec tellement de sensibilité.
La vie, ce n’est pas que des situations parfaites pour des créatures de rêve.
Et bien les livres, c’est pareil. D’aucuns peuvent dire qu’ils sont faits pour nous faire rêver. Peut-être, mais pas que.
Ils peuvent aussi nous raconter la vie de femmes quelconques mais fascinantes, retrouver un sens à leur vie, justifier de leur existence, leur donner une place honorable dans la société.
Et Jean-Luc Seigle a ce talent : faire ressortir la richesse de chacun.
J’ai adoré Reine, ses faiblesses et ses élans, sa réserve, sa beauté intérieure, ses défaillances et ses talents….
Et puis l’écriture coulante, sans retenue, avec les mots justes, de l’émotion, de la tendresse.
Le super bonus de ce livre, c’est le deuxième texte où l’auteur témoigne de son voyage aux Etats-Unis. L’émotion faisant suite au roman en est décuplée.
Entre autre j’en retiens ce morceau de phrase : « Croire qu’un trésor est caché dans le plus misérable d’entre nous….. ». C’est tout à fait le sentiment que m’a donné Reine.

pauvreté

3 étoiles

Par .

Elle est pauvre, Reine : sans emploi depuis peu, son mari l’a quitté. Seul avec ses trois enfants dont elle peine à payer la cantine. Les assistantes sociales ne sont pas loin, qui régulièrement la visite.

Un jour (premier miracle), elle découvre une mobylette sous le tas d’immondices qui encombre son jardin. Elle peut ainsi trouver un travail. Elle en a du courage, Reine, de partir seule à mobylette sur les petits chemins, frôlée par les camions.

Second miracle, elle rencontre Jorgen qui lui fait découvrir Rembrandt et qui l’aime, vraiment.

J’ai été stupéfaite de découvrir que la grand-mère de Reine, pourtant si communiste, allait tout de même prier, même en cachette.

J’ai aimé le courage de Reine pour garder ses trois enfants et le semblant d’harmonie familiale malgré ses crises de « trop plein ». J’ai aimé ses tissanderies qui émeuvent les clients de son patron. Car elle est douée de ses mains, Reine, mais de nos jours, cela n’a plus aucune valeur.

Malgré tout, j’ai trouvé certaines situations un brin caricaturales : la mobylette découverte par hasard et qui arrange tout ou presque, le bonheur trouvé dans un semi-remorque sur un parking, l’amoureux artiste, la belle maison de l’ex-mari.

Il y a comme quelque chose de plaqué, de peu crédible dans l’enchaînement des situations miraculeuses qui vient altérer l’élan romanesque d’ensemble, et qui finalement, a nuit à mon adhésion pleine et entière au texte.

Toutefois, je n’ai pas boudé mon plaisir de lecture, et Reine restera pour moi un personnage fort.

L’image que je retiendrai :

Celle du sixième continent de pauvreté, idée développée en fin de volume.

Quelques citations :

« Alors, elles pouvaient prier le mort avant de s’endormir, elles-mêmes mortes de fatigue, dans l’espoir de ressusciter vers les cinq heures du matin avec lui, pour recommencer le travail des jours. C’était ça, le miracle de la résurrection des corps, rien d’autre. » (p.92)

« New York, malgré sa Cinquième Avenue, m’apparut alors être la plus grande ville de pauvres du monde, la seule entièrement faite par des pauvres, construite par des pauvres et même rêvée par eux. » (p.170)