La Grande escapade
EAN13 : 9782283031506
ISBN :978-2-283-03150-6
Éditeur :Buchet-Chastel
Date Parution :
Collection :Littérature française
Nombre de pages :272
Dimensions : 21 x 14 x 2 cm
Poids : 350 g

La Grande escapade

De

La Grande Escapade raconte l’enfance - un territoire que Jean-Philippe Blondel a jusqu’à présent refusé d’explorer dans ses romans. Les années 70, la province, l’école Denis-Diderot en briques orange, le jardin public, le terrain vague. Et surtout, les habitants du groupe scolaire. Cette troupe d’instits qui se figuraient encore être des passeurs de savoir et qui vivaient là, avec leurs familles.

1975-1976 ou des années de bascule : les premières alertes sérieuses sur l’état écologique et environnemental de la terre ; un nouveau président de droite qui promet de changer la société mais qui nomme Raymond Barre premier ministre ; les femmes qui relèvent la tête ; la mixité imposée dans les écoles...



Il y a les Coudrier, les Goubert, les Lorrain et les Ferrant ; il y a Francine, Marie-Dominique et Janick. Il y a des coups de foudre et des trahisons. De grands éclats de rire et des émotions. Tous les personnages sont extrêmement incarnés. On y est ! Dans l’ambiance et le décor. Et le lecteur peut suivre, page après page, Jean-Philippe Blondel qui nous fait faire le tour du propriétaire de ce monde d’hier.

Jean-Philippe Blondel (Auteur) a également contribué au livre...

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Jean-Philippe Blondel

Gallimard Jeunesse

En stock 5,90 €
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2 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

années 70, école

4 étoiles

Par .

Si j’ai eu un peu de mal au début avec les prénoms et noms des personnages, les prénoms de leur mère et père respectif, ainsi que leur profession (je ne devais sans doute pas être très concentrée), au bout d’un certain nombre de pages, je suis arrivée à entrer dans le roman.

J’ai (presque) retrouvé l’école de mon enfance (qui venait tout juste d’être mixe) et la pédagogie par le coup de règle.

Je me suis attachée peu à peu aux différents personnages.

Une intrigue se met doucement en place : y aura-t-il adultère au groupe scolaire ?

On assiste à l’arrivé d’une pédagogie axée sur l’élève, ce qui secoue certains instituteurs, mais rassure les parents qui n’ont pas voix au chapitre

Un excellent moment de lecture, même si la fin légèrement fantastique m’a paru étrange.

L’image que je retiendrai :

Celle de la moleskine, très présente grâce aux carnets et aux sièges du train.

https://alexmotamots.fr/la-grande-escapade-jean-philippe-blondel/

4 étoiles

Par .

1975. En province, au groupe scolaire Denis-Diderot, les enseignants et leurs familles occupent des logements de fonction. Forcément tout le monde se connaît, les parents sont collègues et les enfants jouent ensemble. L’enseignement est basé sur les méthodes anciennes et les élèves sont menés à la baguette par le rigide directeur Lorrain. Lorsqu’un nouvel instituteur Florimont adepte d’une pédagogie différente arrive, on se doute que ce petit monde va connaître des remous d’autant plus que les classes vont devoir être mixtes et que l’émancipation des femmes fait frémir certains maris.

Á l’aube de l’adolescence, les amitiés entre enfants se délitent, les personnalités se cherchent et s’affirment. Sous des apparences lisses et courtoises, les rivalités et les jalousies entre parents s’aiguisent et dans le sillage de Mai 68, les femmes découvrent une liberté toute nouvelle. Avec un regard tendre et avec des personnages hauts en couleur dont certains sont truculents, Jean-Philippe Blondel décrit ces vies, les mentalités tout comme l’amorce d’une nouvelle société. Il nous retrace la fin d’une époque révolue par sa rigueur éducative et par ses schémas codifiés dans le couple. Les femmes deviennent indépendantes, les enfants mûrissent, la radio diffuse des chansons anglophones et la société se libère de ses corsets.

Une fois de plus, Jean-Philippe Blondel a su traduire parfaitement les sentiments, les perceptions et ressentis de ses personnages. Les pages se tournent toutes seules entre sourires, notamment quand il dépeint les réactions quasi épidermiques concernant les hippies, et petits pincements au cœur.

Sans être mièvre, cette chronique sociale et terriblement humaine est délicieuse, acidulée et vive. Petite précision : il est inutile d’avoir connu les années 70 pour apprécier ce roman plein d’entrain, hautement savoureux où l’humour n’est pas en reste. Si le dernier roman de Jean-Philippe Blondel m’était tombé des mains, j’ai dévoré celui-ci !

https://claraetlesmots.blogspot.com/2019/08/jean-philippe-blondel-la-grande-escapade.html