Ordesa
EAN13 : 9782364683976
ISBN :978-2-36468-397-6
Éditeur :Sous-Sol
Date Parution :
Collection :FEUIL FICTION
Nombre de pages :398
Dimensions : 23 x 16 x 2 cm
Poids : 513 g

Ordesa

De

Traduit par

“Mon coeur ressemble à un arbre noir couvert d'oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair.” Tel est l'autoportrait brut et sans tabou d'un écrivain confronté à la disparition de ses parents. Assailli par les fantômes de son passé, il retrouve espoir dans le souvenir baigné de lumière jaune de leur amour et de la beauté d'antan. À travers l'évocation d'une famille modeste, c'est alors la peinture d'une certaine Espagne qui se révèle à nous dans toute sa complexité. L'appartenance à une classe sociale, l'éducation, l'alcoolisme ou encore la paternité sont autant de sujets traités ainsi de façon personnelle et collective à la fois. Profondément sincère, bruyamment intime, merveilleusement écrit dans une langue à la fois poétique et crue, Ordesa se lit comme la catharsis d'un deuil impossible, celui de la mort de nos parents et de la fin d'une époque, une expérience pour le moins universelle. Phénomène de librairie en Espagne, Ordesa a été désigné Meilleur livre de l'année par les grands quotidiens El País et El Mundo, imposant Manuel Vilas comme un écrivain majeur de la littérature espagnole. “Voici l'album, les archives, la mémoire sans mensonges ni consolation d'une vie, d'une époque, d'une famille, d'une classe sociale condamnée à tant d'efforts pour obtenir si peu. Il faut beaucoup de précision pour dire ces choses, un acide, un couteau aiguisé, une aiguille assez fine pour faire éclater le ballon de la vanité. Ce qui reste à la fin, c'est l'émotion propre de la vérité et la détresse devant tout ce qui a été perdu.” Antonio Muñoz Molina “Un livre magnifique, courageux et bouleversant” Javier Cercas

Prix Fémina Etranger 2019

Isabelle Gugnon (Traduction) a également contribué aux livres...

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2 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

Au nom des parents

5 étoiles

Par .

__Anéanti par le chagrin après la mort de sa mère survenue en 2014, neuf ans
après celle de son père, Manuel Vilas se sent orphelin. Récemment divorcé et
père de deux adolescents distants, l’auteur quinquagénaire se considère comme
un raté et doit désormais s’habituer à une solitude contaminée par la
tristesse. Il se remémore le temps où il était encore le fils d’un agent
commercial qui portait des costumes en tergal avec élégance, et d’une mère au
foyer qui adorait les bains de soleil et craignait par-dessus tout la
déchéance sociale. Le couple faisait partie de ce que l’auteur appelle la «
classe moyenne-basse », à l’instar de millions d’autres Espagnols, pauvres
avec décence. Une voiture, un appartement : le pouvoir franquiste puis la
transition démocratique ont assis leur légitimité sur une fragile sécurité
matérielle. Hormis ces éléments tangibles, Manuel Vilas déplore le fait que
ses parents ne lui aient légué aucune histoire familiale, aucun secret ni
aucune légende, car cette ignorance le prive de racines.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Deuil qui s'écrit

5 étoiles

Par . (Librairie Page 36)

C'est le deuil des parents qui ne se fait pas, qui se fera peut-etre d'écrire.
Manuel Vilas écrit la mort de son père, puis celle de sa mère.
Il parle aussi, peu à peu, des autres disparus de sa famille.
Il dit cette famille dont il est, en donnant à chacun des noms de grands musiciens, parce qu'il aime la musique, parce qu'elle est son refuge.
L'écriture est de l'instant, dans le surgissement de l'absence définitive des etres disparus et tant aimés, mal surement mais aimés.
Manuel Vilas écrit l'Espagne au fil du temps, la pauvreté, son Histoire au regard de la vie, de l'histoire des siens, de la sienne, de celle de ses enfants qui s'éloignent de grandir.
Il dit sa solitude dans la perte.
Il dit le fait de n'être que de passage, l'humilité dans laquelle ça nous installe de le savoir.
Il met en relief ce qu'il n'a jamais su des siens et ne saura jamais, de la pudeur, de n'avoir pas osé dire ou demander.
L'auteur nomme un lieu, Ordesa, qui n'est que des etres chers disparus.
Ordesa est le lieu du père surtout.
Ordesa est un ouvrage de fragments, intense, profond, émouvant qui touche à l'essentiel comme questionnement perpétuel quant à notre humanité plurielle.