Le fils de l'Inde
EAN13 : 9782021397451
ISBN :978-2-02-139745-1
Éditeur :Le Seuil
Date Parution :
Collection :Cadre rouge
Nombre de pages :288
Dimensions : 20 x 14 x 2 cm
Poids : 298 g

Le fils de l'Inde

Vendu par Librairie Clareton des Sources (Béziers 34500)

19.00€
Istanbul, 2010. À la veille de sa mort, une femme livre à sa nièce, la narratrice, quelques paroles énigmatiques sur leur passé familial. Une figure refait surface, celle d'un grand-père, une ombre portée sur fond de colonisation, au début du siècle précédent, dans l'Inde britannique. Mais qui était vraiment Frederick, ce cavalier ayant servi dans les 1st Royal Dragoons sous les ordres de l'officier Michael Biddulph ? C'est le début d'une enquête, la plongée dans toute une époque qui se dévoile sous nos yeux et sous des latitudes différentes, entre la Turquie et l'Angleterre d'aujourd'hui et les Indes d'autrefois… On pourrait croire à une fiction classique, sauf que la narratrice s'appelle Sarah Crossman, sa tante Jaklin Crossman, et l'auteure Sylvie Crossman. Alors le roman se révèle autre : la conquête, par des femmes, d'une généalogie imaginaire dans laquelle Frederick, ce « fils de l'Inde », joue le rôle d'un intercesseur décisif. Sylvie Crossman est éditrice, fondatrice d'Indigène éditions, à qui l'on doit le succès mondial d'Indignez-vous ! de Stéphane Hessel (2010). Elle est aussi essayiste, romancière (La Guéniza, Seuil, 1987 ; Sœurs de peau, Albin Michel, 2008), encouragée dès ses débuts par Henry Miller.

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Rencontre avec Sylvie Crossman

Rencontre avec Sylvie Crossman

jeudi 17 mai 2018 à 19h00, CLARETON DES SOURCES


Istanbul, 2010. A la veille de sa mort, une femme livre à sa nièce, la narratrice, quelques paroles énigmatiques sur leur passé familial commun. Une figure refait surface, celle d’un grand-père, une ombre portée sur fond de colonisation, au début du siècle précédent, dans l’Inde britannique. Mais qui était vraiment Frederick, ce cavalier ayant servi dans les 1st Royal Dragoons sous les ordres de l’officier Michael Biddulph ? C’est le début d’une enquête, la plongée dans toute une époque qui se dévoile sous nos yeux et sous des latitudes différentes, entre la Turquie et l’Angleterre d’aujourd’hui et les Indes d’autrefois… 
On pourrait croire à une fiction classique, sauf que la narratrice s’appelle Sarah Crossman, sa tante, Jaklin Crossman et l’auteure, Sylvie Crossman. Alors, le roman se révèle autre : la conquête, par des femmes, d’une généalogie imaginaire dans laquelle Frederick, ce « fils de l’Inde », joue le rôle d’un intercesseur décisif.

Sylvie Crossman a grandi à Raiatea, l’île sacrée des Maoris. En 1974, à Los Angeles, elle suggère à Henry Miller d’écrire, en français, ce qui sera son dernier livre : J’suis pas plus con qu’un autre (1976). « Quand elle sortait elle m’a laissé dans un état de vertige », y écrit-il. Correspondante du Monde en Californie de 1976 à 1980, elle en revient avec, au Seuil, un premier essai : Californie, Le Nouvel Age, suivi d’un premier roman : La Guéniza (élu « meilleur roman historique de l’année » par le Sénat, en 1987). Puis, retour dans le Pacifique, l’Australie où elle crée le poste de correspondant du Monde, à Sydney. Enquête sur les savoirs indigènes (Gallimard Folio) et un roman Sœurs de peau (Albin Michel) où deux femmes – l’une, française, l’autre, aborigène – fraternisent, révèlent sa fidélité au monde d’Henry Miller. Tout comme son activité à la tête d’Indigène éditions où elle publie, en 2010, le best seller mondial de Stéphane Hessel, Indignez- vous ! Avec Le Fils de l’Inde, elle donne à cette filiation rebelle son fondement romanesque.

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