Une ville de papier

Olivier Hodasava

Incultedermarge

7,90
4 avril 2021

Agloe : ville imaginaire de l'état de New York, créée dans les années 30 par un éditeur de cartes routières.

Dans les années 30 aux Etats-Unis, l'essor de l'automobile engendre le développement des stations-service et par conséquent des éditeurs de cartes routières. La concurrence est rude, donc pour éviter le plagiat, de fausses villes sont insérées dans les cartes, les fameuses "villes de papier".
Pour mieux découvrir ces lieux légendaires mais quasiment tombés dans l'oubli, Olivier Hodasava part sur les traces fictives d'un jeune cartographe qui intégra dans une carte du Maine, la ville de Rosamond, ville fantôme dont le nom est une hommage à sa femme adorée.
On suit le destin de ce jeune homme, on rencontre ses descendants mais aussi Alfred Hitchcok, Walt Disney ou encore Stephen King.
Comment une ville imaginaire a-t-elle pu avoir une telle incidence sur autant de vies alors qu'elle ne consistait finalement qu'en un seul panneau et une borne sur le bas-côté de la route?
Olivier Hodasava nous entraîne avec un plaisir non dissimulé dans sa quête et nous transporte dans un monde fantôme mais finalement totalement ancré dans la réalité. Un très beau voyage.
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Conseillé par Marie

Le dernier hiver du Cid

Jérôme Garcin

Gallimard

7,50
6 avril 2021

Novembre 1959, à 36 ans, Gérard Philipe, au faîte de sa gloire, est fauché par la maladie.
Celui qui donna vie à Don Rodrigue, Fanfan la tulipe ou Julien Sorel, laisse le monde du cinéma et du théâtre orphelin.
Six mois plus tôt, il subit des examens. Sa femme, pour le préserver, lui cache la gravité de sa maladie. Elle souhaite que Gérard vive ses derniers mois le plus sereinement possible même si l'issue sera dramatique.
Au cours de l'été dans la maison familiale de Ramatuelle et les derniers jours parisiens, Gérard Philipe, loin de se laisser abattre, lit des textes classiques, monte des projets et surtout se prépare à jouer Edmond Dantès. Malheureusement, ce projet n'aboutira jamais.
Jérôme Garcin rend ici un magnifique hommage à ce beau-père qu'il n'a jamais connu mais qu'il admire profondément.